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Catégorie : Historique

Le Kabbaliste de Prague – Marek Halter

Le Kabbaliste de Prague – Marek Halter

À l’entrée du ghetto de Prague se dresse une statue que ni les Nazis ni les Soviétiques n’ont osé détruire : celle de Rabbi Loew, le « Maharal » (acrostiche de Notre Maître Rabbi Loew) de la ville juive en 1600, celui qui, par la seule puissance de son verbe, créa le Golem, un être de boue à l’image de l’homme… C’est à ce personnage, le plus prestigieux représentant de la kabbale, que s’est attaché Marek Halter pour revisiter la légende du Golem.
Quand à la fin du XVIe siècle le ghetto de Prague est réduit une fois de plus à feu et à sang, la petite-fille du Maharal perd son mari, dépecé lors d’un massacre. Elle supplie alors son grand-père de créer une force capable de sauver les juifs de l’anéantissement. La kabbale, chemin de la secrète sagesse, affirme qu’un homme pur peut, ainsi que Dieu, engendrer la vie par la puissance de son verbe. Le Maharal accepte. Ainsi naît le Golem, être de boue à la force illimitée qui va, pour la première fois, apporter la paix au peuple. Mais ce monstre, une fois vivant, s’avère pétri de sentiments et d’émotions. Et quand cette « arme atomique » prend conscience de sa condition, elle se retourne contre ceux qui l’ont sortie du néant. Une fois encore, la preuve est imposée aux hommes que la paix ne saurait être le fruit de la force mais de la seule sagesse.

Sweet Sixteen – Annelise Heurtier

Sweet Sixteen – Annelise Heurtier

Rentrée 1957.
Le plus prestigieux lycée de l’Arkansas ouvre pour la première fois ses portes à des étudiants noirs.
Ils sont neuf à tenter l’aventure.
Ils sont deux mille cinq cents, prêts à tout pour les en empêcher.

* La guerre des cancres – Bertrand Matot

* La guerre des cancres – Bertrand Matot

Sur la colline de Montmartre, le lycée Rollin (aujourd’hui Jacques-Decour) fut le creuset des parcours les plus stupéfiants de la Résistance et de la collaboration françaises. Une France miniature, où se côtoyèrent cancres et bons élèves, collaborateurs et résistants de la toute première heure.
Berty Albrecht, Henri Alleg, Jean-Claude Brisville, Jeacques Decour, Jean-Toussaint Desanti, André Essel, Yves Jouffa, Yvonne Le Tac, Edgar Morin, Jacques-Francis Rolland, François Truffaut, et, après la guerre, Lucie Aubrac, Jean-LouisCurtis, Boris Cyrulnik, Jean-Pierre Vernant : tous sont passés par le lycée Rollin. Certains sauvèrent l’honneur de la France, d’autres furent miliciens ou Waffen-SS de la tristement célèbre division Charlemagne. A la fois« fabrique » d’antifascistes et de collaborationnistes, ce lycée fu tun lieu à part, où cancres et surdoués connurent des destins croisés, toujours extrêmes et souvent oubliés. Il fut aussi une pépinière des mouvements artistiques et intellectuels de l’après-guerre, tels que les Lettres françaises et le « Groupe de la rue Saint-Benoît » pour la littérature ou le mouvement de la Nouvelle Vague pour le cinéma.

* Un roi sans lendemain – Christophe Donner

* Un roi sans lendemain – Christophe Donner

Qui a tué l’enfant du Temple ?
C’est la question que se pose aussitôt Henri Norden, quand on lui demande d’écrire le scénario d’un film consacré au fils de Marie-Antoinette et de Louis XVI.
Principal suspect : Jacques-René Hébert, écrivain favori des sans-culottes et directeur du Père Duchesne, le journal le plus scandaleux et le plus célèbre de la Révolution. A l’heure où l’on pense avoir authentifié le cœur de Louis XVII, le tabou sur le destin de ce « roi sans lendemain » est-il vraiment levé ? La réponse est expiatoire. Si elle n’est pas dans le film de Norden, elle se trouve dans le roman de Donner.

* Vénus & Hottentote – Carole Sandrel

* Vénus & Hottentote – Carole Sandrel

A l’aube des années 80, on pouvait encore « admirer » au Musée de l’homme à Paris en France le moulage et le squelette de la « Vénus hottentote » dont l’étonnant physique fit déplacer les foules au début du XIXe siècle. Retour sur une histoire dramatique.

Qu’avait-elle de si particulier, Sarah Bartman, femme khoi d’Afrique du Sud, pour qu’au début du XIXe siècle, on l’exhibe comme un animal dressé, dans les foires et au Muséum, devant les badauds d’Angleterre et de France ?
Il ne s’agissait pas seulement de l’attraction de ses fesses aux dimensions exceptionnellement généreuses, prodige de la nature aux yeux des savants et bateleurs, mais de particularités intimes qu’elle se refusa à dévoiler jusqu’à sa mort. Alors seulement l’éminent Georges Cuvier, père de la paléontologie, put les examiner, après prélèvements, et sans états d’âmes, comme en témoigne son rapport d’autopsie qui, pendant longtemps, ne choqua personne. Sarah Bartman était esclave, son fessier extraordinaire devait inspirer ce commentaire à un contemporain : « Elle était stéatopyge jusqu’à la faute… ».
C’est le destin terrible de cette femme, surnommée la « Vénus Hottentote » et dont les « restes », presque deux cents ans plus tard, sont revenus en majesté dans son pays natal, l’Afrique du Sud, que Carole Sandrel restitue ici dans un récit bouleversant.