Éditions : Actes Sud – Babbel | Parution : 04/1992 | 110 pages | Acheter : ici

∴ Résumé ∴

Un jeune homme solitaire et romanesque rencontre, une nuit, dans Pétersbourg désert, une jeune fille éplorée. Désespérée par un chagrin d’amour, Nastenka se laisse aller au fantasme du jeune homme, épris dès le premier instant, le berce – et se berce – dans l’illusion d’une flamme naissante…

∴ Mon avis ∴

« Enfin », je pense que c’est le mot qui s’impose pour cette lecture. J’ai ENFIN renoué avec le genre de la Nouvelle, je me suis ENFIN attaquée à un auteur russe (autrement que par des extraits imposés à l’école) et j’ai ENFIN fini ce livre…

Dostoïevski, un nom qui faisait autant envie que peur. Les auteurs russes m’intriguent depuis longtemps, dans mon esprit ils sont synonymes de grandes épopées mais aussi de récits complexes parfois un peu « ampoulés » quelque peu longuets. Le bon compromis pour cette initiation a été de miser sur une Nouvelle.

Dès les premières pages, Dostoïevski nous plonge dans le grand romantisme Petersbourgeois du XIXe siècle : un jeune homme passant ses journées et ses nuits à flâner l’âme en peine le long du fleuve, une jeune femme pleine d’innocence et d’illusions en pleurs traînant son désespoir en suivant le cours de la Neva, une rencontre impromptue. Nous avons là le tiercé gagnant pour un beau conte de fée… Sauf que l’auteur en a décidé tout autrement, du haut de sa jeune plume, l’ingénue Nastenka fera naître – bien malgré-elle – chez notre doux rêveur de la compassion, de l’amitié, de l’amour, de l’amour passionné. Et tout ceci en 3 nuits… La quatrième nuit et la dernière matinée sera placée sous le signe d’un retour à la réalité et à une fin que l’on ne peut deviner avant les toutes dernières pages…

Malgré mon blocage psychologique avec le genre de la nouvelle, qui m’a fait traîner ce livre plusieurs semaines, cette première expérience avec la littérature russe fut agréable. A ma grande surprise, je me suis prise d’affection pour notre doux rêveur au charme totalement désuet. Encore une fois, la personnage féminin ne m’a pas séduit, mais je pense avoir définitivement un problème avec les « héroïnes ». L’histoire n’est pas ce qu’il y a de plus original, mais le tour de force de Dostoïevski réside dans la qualité de sa plume. Il arrive, en une histoire d’à peine 100 pages, à nous faire passer du conte de fées au semi-drame, du désespoir à l’amour, le tout avec des personnages qui ont une réelle psychologie.

Je ne peux pas vous garantir que je continuerai avec le genre de la Nouvelle, même si avec cette auteur j’aurai de quoi faire, mais ce qui est sûr c’est que je n’en ai pas fini avec les auteurs russes…

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