Sweet Sixteen – Annelise Heurtier

Sweet Sixteen – Annelise Heurtier

Éditions : France Loisirs | Parution : 05/2014 | 224 pages | Acheter : ici

∴ Résumé ∴

Rentrée 1957.
Le plus prestigieux lycée de l’Arkansas ouvre pour la première fois ses portes à des étudiants noirs.
Ils sont neuf à tenter l’aventure.
Ils sont deux mille cinq cents, prêts à tout pour les en empêcher.

∴ Mon avis ∴

Les États-Unis d’Amérique sont la source de milles et un fantasme, le mythe du rêve américain, du « self-made men », la terre de tous les possibles… Beaucoup en rêvent, sur certains points moi aussi, je le concède. Mais dans toute cette fantasmagorie on en oublie des choses… Notamment l’Histoire. Comme toute les Nations, tout n’a pas été glorieux. Même si la Nation américaine est encore toute jeune par rapport à notre vieille Europe, il s’en est passé des choses en si « peu » de temps. Nous connaissons l’esclavage et son abolition, mais ce dont on parle beaucoup moins – à mes yeux – c’est de la ségrégation qui en a découlé et qui en découle encore aujourd’hui. Même avec un Président noir, les esprits ne s’en sont pas encore tous ouverts !

Ici, l’auteure s’attaque donc là la ségrégation, et plus particulièrement aux premières tentatives de mixité dans les établissements scolaires à la fin des années 50. Sujet délicat, si l’on veut garder toute son objectivité sans étaler ses opinions et cela est d’autant plus périlleux que le lectorat est visé est celui de la « jeunesse ».

Nous allons donc suivre, principalement deux jeunes filles à l’orée de leur « Sweet Sixteen » (comprenez, le cap des 16 ans qui fait entrer ces demoiselles dans l’âge adulte) au cours de cet évènement social, culturel et extrêmement politique de l’intégration des étudiants noirs : Molly, la jeune fille noire et Grace, la jeune fille blanche.

Les chapitres sont rapides ce qui dont un certain rythme à un récit plutôt court (trop à mon goût), la plume est simple : pas de doute à avoir, c’est du jeunesse. Au prime abord, j’ai eu du mal, je trouvais cela trop manichéen (ce qui colle assez bien à l’esprit américain me direz-vous) : les pauvres noirs accablés et rejetés contre les gentils blancs qui se sentent agressés… Mais rapidement, les choses se complexifient. Quoique, et c’est un fait avéré, les noirs sont pris à partis, humiliés, rejetés sans même pouvoir s’expliquer ou faire leurs preuves. Les blancs sont forts et puissances, les êtres humains c’est eux ! Et gare aux petits blancs qui voudront prendre fait et cause pour les noirs. Entre les esprits étriqués et ceux qui n’osent s’exprimer ce n’est pas franchement gagné !

Ce qui est intéressant à suivre, surtout, c’est l’évolution des mentalités, surtout du coté des blancs où quelques jeunes commencent à se poser des questions, à mettre en doute la parole de leurs parents. Mais alors que le sujet est fort et mérite d’être développé, ici c’est un peu trop survolé. Ce n’est qu’une approche intéressante mais légère.

Voilà, l’article est fait, et ce ne fut pas le plus facile à faire puisqu’utiliser les termes « blancs » et « noirs » lorsqu’il s’agit d’individus, d’êtres humains ayant une âme et une sensibilité me révulse au plus haut point. Mais il fallait coller à l’histoire et à l’Histoire ! Noir, Blanc, Jaune, Vert, Violet ou à Petits-Pois, un être humain est un être humain n’en déplaise à ceux qui pense qui hiérarchie existe.

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