* La guerre des cancres – Bertrand Matot

* La guerre des cancres – Bertrand Matot

Éditions : Perrin | Parution : 19/08/2010 | 384 pages | Acheter : ici

∴ Résumé ∴

Sur la colline de Montmartre, le lycée Rollin (aujourd’hui Jacques-Decour) fut le creuset des parcours les plus stupéfiants de la Résistance et de la collaboration françaises. Une France miniature, où se côtoyèrent cancres et bons élèves, collaborateurs et résistants de la toute première heure.
Berty Albrecht, Henri Alleg, Jean-Claude Brisville, Jeacques Decour, Jean-Toussaint Desanti, André Essel, Yves Jouffa, Yvonne Le Tac, Edgar Morin, Jacques-Francis Rolland, François Truffaut, et, après la guerre, Lucie Aubrac, Jean-LouisCurtis, Boris Cyrulnik, Jean-Pierre Vernant : tous sont passés par le lycée Rollin. Certains sauvèrent l’honneur de la France, d’autres furent miliciens ou Waffen-SS de la tristement célèbre division Charlemagne. A la fois« fabrique » d’antifascistes et de collaborationnistes, ce lycée fu tun lieu à part, où cancres et surdoués connurent des destins croisés, toujours extrêmes et souvent oubliés. Il fut aussi une pépinière des mouvements artistiques et intellectuels de l’après-guerre, tels que les Lettres françaises et le « Groupe de la rue Saint-Benoît » pour la littérature ou le mouvement de la Nouvelle Vague pour le cinéma.

∴ Mon avis ∴

S’il est bien un livre qui devrait figurer au programme scolaire de tous les collégiens c’est bel et bien celui-là. Quoi de mieux pour comprendre la vie du « bon peuple » durant la Seconde Guerre Mondiale que de parler de la vie de nos semblables ?

Une vraie force émane de cette œuvre, car s’en est bien une. S’entremêle la révolte de la jeunesse, les opinions politiques naissantes, les oppositions, les combats intellectuels, renvoyer l’ennemi ou le soutenir pour certains, la douleur de la perte d’êtres chers.

Le premier chapitre qui est une ode à ce Paris d’avant-guerre, celui qui fait encore rêver de nos jours, plante le décor d’une fresque historique assez méconnue du grand public, le lycée Rollin en sera les coulisses.
Les étudiants, aussi bien collégiens que lycéens ou en études supérieures, se sont soulevés et battus chacun à leur manière, mais toujours avec force et conviction dans une résistance, celle qui les guide sur le chemin de leur course à un idéal qu’il soit pro ou anti-nazis.

Un livre dont on en ressort différent, peut-être plus conscient d’une époque perdue…

∴ Morceaux choisis ∴

André Essel dira « Je me rappelle qu’en première, il y avait une heure de musique obligatoire par semaine. Dès le début du cours, on commençait à s’engueuler, gauche contre droite. Au bout de dix minutes, on grimpait sur les tables, c’était la bagarre générale. Épouvanté le prof courrait chercher le proviseur, qui arrivait, et nous trouvait tous échevelés, les uns par terre, les autres brandissant ce qu’ils avaient à la main. Et il nous disait : « Quand on pense que la musique calme les mœurs »… »

« Désormais, la forteresse scolaire, comme le pays, se prépare à l’affrontement. »

« Maublanc enseigne surtout que « si on ne fait pas de politique, on est refait par elle ». »

∴ Livre reçu en partenariat ∴

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