La chambre des officiers – Marc Dugain

La chambre des officiers – Marc Dugain

Éditions : Pocket | Parution : 06/01/2000 | 192 pages | Acheter : ici

∴ Résumé ∴

1914. Tout sourit à Adrien, ingénieur officier. La guerre éclate et lors d’une reconnaissance sur les bords de la Meuse, un éclat d’obus le défigure. Le voilà devenu une « gueule cassée ». Adrien ne connaît pas les tranchées mais le Val-de-Grâce, dans une chambre réservée aux officiers. Une pièce sans miroir, où l’on ne se voit que dans le regard des autres.
Adrien y reste cinq ans. Cinq ans pour penser à l’après, pour penser à Clémence qui l’a connu avec sa gueule d’ange…

∴ Mon avis ∴

Encore un livre lu après avoir vu son adaptation cinématographique et pour cause… Comme je l’ai déjà évoqué ici et là, je suis une grande adepte d’Histoire, notamment de ce qui concerne de près ou de loin les deux Guerres Mondiales. Avec, il est vrai un penchant plus certain pour le second conflit mondial, probablement une cause à effet du traitement du sujet. Plus les années passent et plus 14-18 semble se diriger vers les oubliettes, ce qui est fort dommage j’en conviens tout à fait.

Toujours est-il que j’ai beaucoup entendu parler de ce livre et un peu plus la version cinématographique. D’un point de vue historique et pour ma petite culture personnelle, j’étais très tentée, sauf… que j’ai énormément de mal avec les images de « gueules cassées ». Non pas que je ne veux pas les voir pour me dire que ce n’est pas arrivé mais que c’est un peu comme si je ressentais la douleur (ou du moins ce que je m’imagine car je suis sûrement loin du compte) physique et psychologique. Probablement mon coté « éponge empathique ». Bref, j’ai commencé par la version cinématographie par le plus grand des hasards et j’ai été très touchée sans être « choquée ». L’auteur étant impliqué dans le film, je me suis dit que le livre serait dans la même lignée.

Dès les premières pages, et tout du long du récit, c’était à la virgule près la même histoire mais aussi et surtout les mêmes émotions. Ce qui se dégage c’est une forme d’élégance et de pudeur. Pourtant les choses sont racontées crûment (en même temps un homme à qui il manque la moitié du visage, bien difficile d’édulcorer). Le récit est dur, on souffre avec Adrien mais on est aussi pris d’affection pour lui. On rit des plaisanteries qu’il fait avec ses compagnons d’infortune. On espère tant pour lui, on se dit qu’il aurait pu être notre grand-père ou notre arrière-grand… mais que surtout il ne faut pas l’oublier, lui, son histoire, celle des autres… et donc la notre !

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